Voyage responsable : 10 gestes simples pour voyager autrement en famille
Avec la participation de Just’in Travel
Voyager en famille est une formidable occasion de découvrir le monde, mais aussi d’apprendre à le respecter. Hébergements, transports, activités, consommation locale : chaque choix compte.
Dans nos guides, nous sensibilisons nos jeunes lecteurs à un tourisme plus responsable. À travers nos sélections d’adresses, nos conseils et nos découvertes, nous les invitons à porter un regard attentif sur les lieux qu’ils visitent, sur les personnes qu’ils rencontrent et sur l’environnement qui les entoure.Mais concrètement, comment réduire l’impact de ses vacances sans renoncer au plaisir de l’évasion ? Quels gestes simples peuvent faire la différence ?
Nous avons demandé à Just’in Travel de partager son expérience et ses conseils pour aider les familles à voyager autrement, sans compliquer leurs aventures.

1. Privilégier les hébergements engagés
Choisir son hébergement est l'un des premiers gestes qui peuvent rendre un voyage plus responsable. Aujourd'hui, de nombreux hôtels, chambres d'hôtes, campings ou gîtes mettent en place des actions concrètes pour limiter leur impact sur l'environnement : réduction de la consommation d'eau et d'énergie, tri des déchets, utilisation de produits locaux, suppression des plastiques à usage unique ou encore soutien à l'économie locale.
Dormir dans un établissement engagé ne transformera pas à lui seul l'empreinte écologique d'un séjour, mais c'est une façon simple d'encourager les acteurs du tourisme qui font évoluer leurs pratiques. C'est aussi l'occasion de montrer aux enfants que derrière chaque voyage se cachent des choix qui ont un impact sur les territoires que l'on visite.
Le conseil de Just' In Travel
Comment reconnaître un hébergement réellement engagé ? Quels labels ou critères observer ?
La difficulté première va être de trouver un hébergement réellement engagé, ce qu’il faut savoir c’est que l’engagement “tourisme durable” ne se mesure pas uniquement sur la partie purement environnementale. En effet, mettre à disposition des toilettes sèches n’empêche pas l’exploitation humaine par exemple. C’est donc un regard plus global qu’il faut à mon sens porter lorsque l’on choisit son hébergement. Voici quelques critères qui peuvent aider à y voir plus clair.
Son impact environnemental déjà :
Construction (types de matériaux, utilisation de non polluants, conception durable, panneaux solaires, géothermie...)
Impact sur l' environnement (taille de l'établissement, érosion, intégration de l'établissement dans son environnement et par sur l' environnement)
Gestion des déchets (y a t-il un système de collecte / tri, compost , réutilisation des produits périssables, démarche zéro déchet / sans plastiques, système d’égout ...)
Sur l’économie locale :
Approvisionnements (local, de saison, durable , bio ? Logique d'économie d'échelle ou de moins de déchets ?)
Recrutement (population locale ou travailleurs saisonniers étrangers, la rémunération est-elle juste , les conditions sont-elles éthiques ? ...)
Remplissage (la capacité de l'établissement entre-t-elle en corrélation avec son environnement ?)
Démarche globale de l’entreprise.
Mes astuces pour réserver son hébergement :
-
Détecter les critères cités plus haut
-
Réserver via des plateformes qui prennent peu ou pas de commission comme GREEN GO ( commission plus faible que les géants du marché) ou C PAR ICI ( 0 commissions pour les hébergeurs) pour la France.
-
Encore mieux, utiliser les plateformes mainstream (Booking.com, etc) pour faire ses recherches et passer en direct hébergeur quand c’est possible (mieux s’ils ont un site internet en propre)
-
Identifier les labels, Clés verte, Ecolabel européen par exemple. bon à savoir le classement par étoiles en France intègre l’impact carbone. Cependant cet aspect est à nuancer, en effet même si l'existence des labels n’est pas à remettre en cause et les modalités d'accès sont parfois très strictes, il n’empêche que l'accès peut être payant pour l’hébergeur. Ce qui veut dire qu’un hébergement durable ++ ne sera peut être pas labellisé car le propriétaire à tout simplement fait le choix d'investir ailleurs, on peut donc louper des pépites si on ne se base que sur ce critère. De plus, certaines destinations ne sont pas du tout au même niveau d’avancement sur ces sujets et les labels n’existent tout simplement pas.
-
Éviter les grandes chaînes internationales , qui certe proposent de l’emploi, mais souvent dans des conditions de travail et de rémunération pas toujours tirées vers le haut. Privilégier les propriétaires locaux.
-
Éviter d’avoir un hébergement avec une piscine en plein désert, ou dormir dans un complexe de béton au milieu de la forêt amazonienne, quelques contrastes qui doivent alerter !
2. Voyager moins souvent mais plus longtemps
Lorsqu'on prépare ses vacances, la tentation est grande de multiplier les escapades tout au long de l'année. Pourtant, concentrer ses voyages sur des séjours plus longs permet souvent de réduire leur impact environnemental, notamment lorsque les déplacements représentent la plus grande part des émissions liées au tourisme.
Prendre davantage de temps sur place invite aussi à ralentir le rythme. On découvre une destination plus en profondeur, on s'éloigne des visites « à la chaîne » et l'on profite davantage des rencontres, des paysages et de la culture locale. Voyager devient alors moins une course aux incontournables qu'une véritable expérience de découverte.
Pour les familles, cette approche présente également de nombreux avantages. Les enfants ont le temps de prendre leurs repères, de s'approprier les lieux et de vivre pleinement leurs vacances. Les journées sont souvent moins chargées, plus sereines et laissent davantage de place à l'imprévu, qui reste souvent l'un des plus beaux souvenirs d'un voyage.
Le conseil de Just' In Travel
Pourquoi cette approche est-elle plus durable ? Quels bénéfices apporte-t-elle aux familles ?
Pour Just’in Travel, le voyage n’est pas un énième objet de consommation. Dans cet esprit, il doit porter une intention, c’est ce qui change tout dans le voyage. Se poser les bonnes questions d’abord : pourquoi partir, pourquoi dans cet endroit, cette destination, qu’est ce qu’on va chercher ?
A partir de là déjà, en théorie, le fast week-end dans une capitale européenne disparaît de lui-même.
Prenons l'exemple d’Athènes, une ville magnifique riche de culture, d’Histoire, de gastronomie, et sa région qui cumule ces aspects mais aussi la découverte de paysages grandioses.
Pour s’en imprégner, la comprendre, la vivre, 3 jours ne suffisent pas, 1 semaine serait le minimum, c’est pourtant ce que font la plupart des “touristes”.
Voyager moins souvent mais plus longtemps c’est privilégier la qualité, le temps présent. Pour les familles c’est prendre le temps d’absorber les temps de trajets, de se ressourcer, se reposer, tout en partant à la découverte du monde qui nous entoure. C’est aussi plus simple de respecter le rythme des enfants, de leur proposer des expériences adaptées et mixer des moments dédiés à eux mais aussi aux parents et à toute la famille. C’est vivre le “quotidien” local plus que de simplement consommer et faire des photos.
De plus l’impact carbone du transport peut être plus raisonnable en restant plus longtemps, on peut plus facilement compenser son impact avec un ratio temps sur place/ impact carbone transport plus juste.
3. Choisir le train quand c'est possible
Le transport représente souvent la part la plus importante de l'empreinte environnementale d'un voyage. Lorsque la destination le permet, le train constitue une alternative particulièrement intéressante. Plus sobre que l'avion ou la voiture sur de nombreux trajets, il permet aussi de voyager autrement.
Pour les enfants, le trajet fait partie de l'aventure. On peut se lever, observer les paysages qui défilent, lire, dessiner, jouer ou simplement prendre le temps de regarder le monde passer derrière la fenêtre. Le voyage commence dès le départ, sans les longues files d'attente ni les contraintes souvent associées aux aéroports.
Bien sûr, le train n'est pas toujours la solution la plus adaptée ou la plus accessible. Mais lorsqu'il existe une liaison pratique, il mérite souvent d'être envisagé. Voyager autrement, c'est aussi repenser la manière dont on se déplace pour rejoindre sa destination.
4. Consommer local
Découvrir une région ou un pays, c'est aussi rencontrer celles et ceux qui y vivent. En privilégiant les commerces de proximité, les marchés, les artisans ou les restaurants indépendants, les voyageurs contribuent directement à l'économie locale tout en profitant d'une expérience souvent plus authentique.
Goûter une spécialité préparée sur place, échanger avec un producteur ou rapporter un objet fabriqué localement permet de mieux comprendre la culture d'une destination. Ces rencontres donnent souvent davantage de sens au voyage que l'achat de souvenirs standardisés que l'on retrouve partout dans le monde.
Pour les enfants, c'est également une belle occasion d'éveiller leur curiosité. Découvrir de nouvelles saveurs, observer un savoir-faire artisanal ou discuter avec des habitants transforme le voyage en véritable expérience d'apprentissage.
Le conseil de Just' In Travel
Marchés, artisans, restaurants locaux : comment faire les bons choix ?
Premier conseil, même si c’est parfois compliqué en famille, et qu’on à qu’une seule envie, celle de se libérer de l’intendance, on évite les structures en “all inclusive” classique.
On va donc privilégier son approvisionnement dans les coopératives, boutiques locales, si possible sur du circuit court. On les retrouve souvent sur les sites des offices de tourisme, ou alors en faisant des recherches via Google maps.
Dans certaines régions, des enseignes de supermarchés proposent du local, comme dans l’Aveyron ou ailleurs, et certain territoires ont même créé des “labels” ou marques, comme en Aveyron.
Les restaurants eux, vont d’eux même mettre en avant l’utilisation de produits locaux, du circuit court etc. Petite astuce : on évite les restaurants qui proposent trop de choix, la carte dans toutes les langues qui passe de la pizza, aux moules frites, à la salade caesar (je n’ai rien contre les salades caesar mais vous comprenez l’idée). A l’étranger, on ne cherche pas sa nourriture habituelle, on mange local, ce sera meilleur croyez moi, et puis si c’est impossible pour vos enfants de goûter de nouvelles choses, on se prend pas la tête et c’est ok de manger nuggets frites au restaurant pendant une semaine à partir du moment où on a juste envie de profiter sans prise de tête, c’est ça aussi le voyage, c’est savoir lâcher prise. En revanche, on est tous d’accord qu’on ne met pas un pied dans un McDo à l’autre bout de la planète… hein !
Pour les marchés et l'artisanat, c’est pareil, on est tous déjà tombé sur un marché dit artisanal, rempli de “made in china”, on le sait, et là ça va dépendre du territoire visité. Dans certains, il existe des coopératives, des boutiques de regroupement d’artisans, des associations qui prônent l'artisanat et l’économie locale, c’est eux que l’on va chercher pour faire ses achats.
On va s'orienter vers des marchés de producteurs, ou paysans. Encore mieux directement à la source, sur l’exploitation, ou à l’atelier.
Bref on ne ramène pas en souvenir, le magnet, le jouet en plastique, on ramène le porte clés tissé en laine d’alpaga si on est au Pérou ou une pochette, une décoration fait main et sur place et surtout utile pendant et au retour de voyage , une décoration pour chez, soi, un ustensile de cuisine que l'on va utiliser tous les jours, toujours dans un esprit de sens que l’on donne à son voyage, l’objet que l’on rapporte doit en avoir pour soi.
Et pour savoir vers où aller, on se renseigne en amont sur l’artisanat local.
5. Réduire ses déchets pendant le séjour
En voyage comme à la maison, de petits gestes peuvent faire une grande différence. Une gourde réutilisable, un sac en tissu glissé dans le sac à dos, une boîte pour transporter un pique-nique ou quelques couverts réutilisables permettent de limiter facilement les déchets produits au quotidien.
Dans certaines destinations très touristiques, la gestion des déchets représente un véritable défi, notamment sur les îles, dans les espaces naturels ou dans les régions où les infrastructures sont limitées. Réduire ce que l'on consomme et ce que l'on jette contribue donc directement à préserver les lieux que l'on vient découvrir.
Pour les enfants, c'est aussi une façon concrète de comprendre que chacun peut agir à son échelle. Remplir sa gourde plutôt qu'acheter une bouteille, conserver son emballage jusqu'à trouver une poubelle ou préparer un pique-nique avec moins d'emballages sont autant de réflexes simples qui peuvent ensuite être réutilisés au quotidien.
6. Respecter les cultures et les traditions locales
Voyager, c'est découvrir de nouveaux paysages, mais aussi rencontrer d'autres façons de vivre, de penser et de célébrer le quotidien. Chaque destination possède ses coutumes, ses habitudes et parfois ses propres codes sociaux. Prendre le temps de les comprendre est une marque de respect envers les habitants et permet souvent de vivre des expériences plus riches.
Quelques mots dans la langue du pays, une tenue adaptée à certains lieux, le respect des usages locaux ou simplement l'envie d'observer avant de juger peuvent faire toute la différence. Ces petites attentions favorisent les échanges et permettent de mieux saisir l'identité d'un territoire.
Pour les enfants, c'est une formidable ouverture sur le monde. Ils découvrent que l'on ne mange pas partout les mêmes plats, que l'on ne célèbre pas les mêmes fêtes ou que l'on ne vit pas de la même manière selon les pays. Une belle occasion de développer leur curiosité, leur tolérance et leur capacité à s'adapter à de nouveaux environnements.
Le conseil de Just' In Travel
Il y a des pays dans lesquels certaines traditions, us et coutumes sont très éloignées de celles des français, le premier geste à adopter et de s’informer, de s'imprégner en amont du voyage, savoir pour comprendre même en surface, c’est suffisant pour aborder sereinement son voyage. Cela demande un peu de travail. Je propose dans mon accompagnement un livret vie locale, qui reprend l’histoire, la culture, les traditions, le fonctionnement de la société, quels souvenirs rapporter de son voyage, mais aussi des pistes pour aller plus loin, des clés indispensables pour donner un sens à son voyage.
On sait par exemple qu’au Japon, on parle très peu en mangeant, on ne s’embrasse pas dans la rue et surtout on ne fait pas la bise à un étranger, une personne que l’on vient de rencontrer.
Ce sujet des traditions us et coutumes, s’applique aussi sur des différences de comportement vis à vis de son environnement. Lors de mon voyage en Papouasie Occidentale, après plusieurs heures de trajets, avions, ferry, puis pirogue, nous arrivons dans notre Homestay (chambres gérées par des familles locales) et celui qui conduit la pirogue, jette sa cigarette dans la mer… à Raja Ampat, le dernier paradis sur terre, le lieu qui recense la plus grande diversité d'espèces marines du monde, le lieu qu’il faudrait absolument préserver… J’étais choquée, mais en même temps, je savais aussi que là bas il n’y a aucun système de gestion des déchets, et que pour lui ce n'était pas un mauvais geste, juste un geste quotidien. Les choses évoluent là bas mais bien plus lentement car nous n’avons tout simplement pas les mêmes priorités, nos besoins primaires sont assouvis relativement facilement alors on a le “luxe” de penser à nos déchets, ce n’est pas le cas partout.
7. Éviter les activités nuisibles à la faune
Observer des animaux fait souvent partie des moments forts d'un voyage en famille. Qu'il s'agisse d'animaux sauvages, marins ou terrestres, ces rencontres peuvent être fascinantes pour les enfants. Mais toutes les activités proposées aux touristes ne respectent pas forcément le bien-être animal.
De nombreuses attractions reposent encore sur la captivité, les spectacles ou les interactions forcées avec les animaux. Derrière des photos spectaculaires ou des promesses d'expériences inoubliables se cachent parfois des pratiques qui peuvent avoir des conséquences importantes sur leur santé ou leur comportement naturel.
À l'inverse, certaines activités permettent d'observer la faune dans son environnement, sans perturber les espèces ni les écosystèmes. Les sorties encadrées par des guides naturalistes, les réserves engagées dans la protection des animaux ou les excursions qui privilégient l'observation à distance constituent souvent de meilleures alternatives.
Pour les enfants, c'est aussi l'occasion de comprendre qu'aimer les animaux, c'est avant tout les respecter et les laisser vivre selon leurs besoins naturels.
Le conseil de Just' In Travel
Comment identifier les activités réellement respectueuses des animaux ? Quels signaux doivent alerter les familles lors de la préparation d'un voyage ?
Sur ce sujet globalement la règle est simple: aucune interaction avec les animaux sauvages, pas de contact, pas de nourrissage, pas de photo avec. Observer oui, à distance, sans perturber.
Les dauphins, les requins baleines, les raies Manta : même "en liberté", l'interaction pose problème. Nager avec eux, les nourrir, s'approcher trop près en bateau…
Ces comportements modifient leurs habitudes naturelles et créent une dépendance à l'humain.
La seule bonne pratique : observer depuis un bateau respectueux des distances, sans jamais entrer dans l'eau avec eux.
Et les safaris, tous pareils ? Non, pas vraiment.
À fuir : câlins avec lionceaux, fermes d'élevage touristique, zoos de brousse sans label. Derrière le sourire marketing ? Des animaux captifs, souvent destinés à la chasse au trophée.
La seule bonne pratique : privilégier les réserves communautaires certifiées où tu observes, uniquement, et où ton séjour finance directement la conservation.
Une nouvelle fois, sur ces sujets, la base et de s’informer, faire des recherches, se former, Si tu ne connais pas encore Aniwell Travel, il est temps que je t’en parle, Justine Frédéric à créer des formations courtes et complètes en e learning sur l'écotourisme et le bien être animal, elle y aborde plusieurs cas qui pourraient se présenter à toi, pas simple à voir parfois, mais indispensable pour tes futures voyages. Et bien sûr cette question est abordée, expliquée pour pouvoir faire les meilleurs choix, et surtout aucune activité non éthique n’est proposée, lors de l’accompagnement Just’in Travel, tu choisis donc en conscience.
Attention aux nuances aussi, repartons en Papouasie Occidentale, j’ai été confrontée à une pratique qui m’a parue complètement lunaire ! La famille d’un des Homestay ou j’ai logé, qui le soir venu , allait nourrir les requins pointes noires du récif familial. C’était tout simplement l’activité familiale du soir, les enfants adorent, les familles se libèrent de leurs déchets alimentaires, les requins se régalent. En réalité on sait que ça crée de la dépendance chez l’animal, mais c’est la relation qu’ils ont à la mer, comme nous on l’aurait avec nos chiens. Ce n’est pas bien du tout pour l’espèce, mais vouloir imposer son point de vue, ses connaissances ce n’est pas voyager durable.
8. Sortir des sentiers battus et voyager hors saison
Certaines destinations connaissent une très forte affluence à certaines périodes de l'année. Les plages bondées, les files d'attente interminables ou les centres historiques saturés peuvent parfois nuire à l'expérience des visiteurs comme à la qualité de vie des habitants.
Lorsque cela est possible, voyager hors saison ou choisir des lieux moins fréquentés permet de mieux répartir les flux touristiques. Cette approche contribue à limiter la pression exercée sur les infrastructures, les espaces naturels et les populations locales, tout en favorisant un tourisme plus équilibré.
Pour les familles, les avantages sont souvent nombreux. Les sites sont plus agréables à visiter, les hébergements peuvent être plus accessibles et le rythme du séjour se révèle généralement plus détendu. Les enfants profitent davantage des activités et les échanges avec les habitants sont souvent plus authentiques lorsque les destinations ne sont pas submergées par les visiteurs.
Voyager autrement ne signifie pas forcément partir plus loin. Parfois, il suffit simplement de changer de période ou d'oser découvrir des lieux moins connus pour vivre une expérience tout aussi enrichissante.
Le conseil de Just' In Travel
Quels sont les avantages du voyage hors saison pour les familles ? Comment choisir des destinations moins fréquentées sans renoncer à la richesse de la découverte ?
Voyager hors saison, ok mais la réalité c’est que quand on a des enfants c’est pas chose facile.
Deux cas de figure, le hors saison dit hors période de vacances scolaires, impossible quand on a des enfants, mais petit tips qui peut jouer en ta faveur sur l’aspect budgétaire, déplacer ton départ d’un ou deux jours, l’écart de tarif sur les transports est considérable.
Voyager hors saison pour préserver les territoires, c’est apprécier d’autres décors, d’autres ambiances.
Parfois même ces périodes sont plus propices à profiter, si on prend l’exemple de la Crète, en Grèce, oui l’été c’est top, la mer est chaude, l’ambiance estivale est bien installée, mais impossible de s’engager dans une sortie outdoor du type randonnée, beaucoup trop chaud pour ça. A l'inverse, en s'y rendant aux vacances de la Toussaint, là, vous pourrez profiter des paysages, des randonnées, de la vie en Crète en dehors du tourisme.
L'Île Maurice, en octobre, c’est encore la saison des baleines, le territoire respire après l’été. Et il y en a encore beaucoup, des destinations qui s'apprécient en toutes saisons, et on en revient au point de départ de ton intention pour ton voyage.
9. Sensibiliser les enfants au respect des lieux visités
Voyager est une formidable occasion d'apprendre à regarder le monde avec curiosité, mais aussi avec respect. Qu'il s'agisse d'un monument historique, d'un sentier de randonnée, d'une plage ou d'un quartier animé, chaque lieu possède son histoire, ses règles et parfois sa fragilité.
Les vacances offrent de nombreuses occasions de transmettre ces valeurs aux enfants. Ramasser ses déchets, rester sur les chemins balisés, respecter le calme dans certains espaces, ne pas cueillir les plantes ou éviter de toucher certains éléments du patrimoine sont autant de gestes simples qui contribuent à préserver les lieux pour les générations futures.
Ces apprentissages sont souvent plus efficaces lorsqu'ils sont vécus sur le terrain. En expliquant pourquoi certaines règles existent et ce qu'elles permettent de protéger, les parents aident les enfants à devenir des voyageurs plus attentifs et plus responsables.
Au fil des voyages, ces réflexes deviennent naturels. Ils permettent aux plus jeunes de comprendre que découvrir le monde est un privilège qui s'accompagne aussi de quelques responsabilités.
Le conseil de Just' In Travel
Quelles sont les idées les plus simples à mettre en pratique en famille pour sensibiliser les enfants au respect des lieux visités ?
Avant, de mettre en pratique, il faut à mon sens impliquer les enfants de différentes manière et avec différentes approches en fonction de leurs âges évidemment , dès le départ, dès la préparation du voyage, choix de la destination, de l'itinéraire, des expériences. Et ensuite les impliquer pour approfondir la destination. On lit un livre sur la culture locale, on écoute un podcast qui raconte l’Histoire (dédié au jeune public évidemment) etc. Respecter c’est d’abord savoir et comprendre, ensuite ça viendra tout seul.
10. Compenser son impact et laisser une empreinte positive
Même en adoptant de bonnes pratiques, aucun voyage n'est totalement neutre pour l'environnement. Les transports, l'hébergement ou certaines activités ont nécessairement un impact. L'objectif n'est donc pas de voyager parfaitement, mais de chercher à réduire cet impact tout en contribuant positivement aux territoires que l'on découvre.
Pour les enfants, ces expériences sont souvent particulièrement marquantes. Elles montrent que le voyage ne consiste pas seulement à recevoir et à découvrir, mais aussi à contribuer, à partager et à s'engager à son échelle.
Laisser une empreinte positive ne demande pas forcément de grands moyens. Quelques heures consacrées à une action locale, une contribution à un projet de conservation ou une rencontre avec ceux qui protègent un territoire peuvent parfois avoir autant de valeur qu'une visite touristique.
Le conseil de Just' In Travel
Pouvez-vous nous présenter l'approche Conservation Journey ? Comment une famille peut-elle soutenir concrètement un projet local pendant son voyage, à travers une rencontre, une action ou une contribution à une initiative de terrain ?
Concrètement, aujourd’hui, si on veut continuer à voyager, il faut conscientiser son impact, avoir un meilleur ratio temps sur place et empreinte carbone mais la vérité c’est que de toute façon à partir du moment où on monte dans un avion, on explose son empreinte annuelle.
Sans se dédouaner, puisqu'on a bien conscience de l’impact négatif de nos déplacements de loisirs, c’est humain de vouloir continuer à découvrir le monde proche ou loin de chez soi, partir à la rencontre d’autres cultures, traditions et territoires.
On peut réfléchir à comment compenser son impact.
Déjà passer en mode slow travel, voyager moins souvent mais plus longtemps, mieux choisir sa période de voyage pour ne pas contribuer à la tension touristique de certains endroits mais aussi compenser son impact plus concrètement et de manière immédiate.
Emilie Priou a créé un site internet qui référence les associations qui œuvrent à la préservation de l’environnement et de la biodiversité, au départ le projet est surtout dédié à la mise en avant des actions de ces associations et à mettre en relation des jeunes qui veulent étudier et travailler dans ces domaines avec des structures d’enseignement, aider à l’orientation, et bien sûr participer aux actions des associations.
Son site internet donne accès à une carte internationale des associations. Une vraie mine d’or !
On peut trier ces associations par pays, continents, mais aussi avoir accès à leurs besoins concrets, et là on se retrouve donc à pouvoir faire un don, de temps, de matériel, d’argent. On choisit alors si on fait un don à une association qui œuvre sur le territoire qui nous accueille pour notre voyage, ou bien même rendre nos dons réguliers, pour une cause qui nous tient à cœur. Là, pourquoi pas faire intervenir les enfants dans le choix d’une association dont les actions leur parlent.
Cette carte est accessible pour la somme de 34€. Elle regroupe plus de 1000 associations dans le monde, l'accès est à vie . Tu peux bénéficier d’une réduction de 5% grâce au code JUSTINTRAVEL.
Ce n’est pas une façon de se dédouaner, de se libérer de nos responsabilités individuelles, mais bien un moyen d’avoir un impact positif. J’en parle plus longuement dans cet article. Par exemple, en ce moment, l’association Te mana o te moana en Polynésie française a lancé un projet d’envergure pour l’identification des tortues marines. Ils ont besoin de monde pour photographier les spécimens que tu vas probablement rencontrer pendant tes sessions de snorkeling : hop, on envoie la photo et on participe au projet en cours dont le but est d’avoir une meilleure connaissance des tortues marines présentes en Polynésie française.
Voyager responsable ne signifie pas voyager moins bien. Au contraire, ces petits gestes permettent souvent de vivre des expériences plus authentiques, plus enrichissantes et plus respectueuses des territoires que l'on découvre.
Envie d'approfondir le sujet ?
Just’in Travel publie chaque mois une newsletter consacrée au voyage responsable, à la préparation des séjours et aux initiatives inspirantes repérées sur le terrain.
Laissez un commentaire